Rhénium

Rhenium

SON HISTOIRE

Le Rhénium (du latin Rhenus, le Rhin) se nomme ainsi parce que découvert dans un minerai de platine par un couple de chimistes Allemand originaires de Rhénanie, Walter Noddack et son épouse, au milieu des années 20. en 1928, ils en ont extrait 1 g à partir de 660 kg de mobybdénite. Le processus était si compliqué et le coût si élevé que la production fut arrêtée jusqu’au début des années 50, quand on a commencé à préparer des alliages tungstène-Rhénium et molybdéne-Rhénium, très utilisés dans l’industrie.

Ses Propriétés & Applications

Le rhénium est le métal de l’aéronautique. C’est à partir des années 1990 que ce métal intéresse les constructeurs de moteurs d’avion, alors que les premiers alliages de hautes performances (HPA) à base de rhénium sont en train d’être inventés. Avec du nickel, le rhénium permet à l’acier de supporter de hautes températures, et d’écarter notamment les risques de fluage (déformation) lorsque la température s’approche des 800°. Il intègre ainsi les turbines des moteurs d’avion de combat, l’armée de l’air étant attirée par les meilleures performances permises par ces alliages. En permettant un meilleur rendement énergétique des moteurs, c’est l’aéronautique civile qui s’intéresse ensuite à ce métal. On le retrouve ainsi dans les turbines de l’A380. En parallèle, le rhénium poursuit sa démocratisation en étant de plus en plus essentiel aux turbines électriques terrestres, que ce soit pour la production d’énergie nucléaire, solaire ou encore fossile. Alors que la demande énergétique mondiale est attendue en forte hausse au moins jusqu’en 2050, le rhénium est bien un des métaux les plus essentiels de ce début de XXIème siècle.

Situation & Perspectives

S’il est utilisé également dans la catalyse ou dans l’éclairage, ce sont les alliages qui restent le principal marché du rhénium. Ce secteur absorbe 80% de la production. Or la flotte aérienne mondiale devrait doubler d’ici 2032. La demande en rhénium va ainsi fortement progresser d’ici là. Si les réserves seront suffisantes, les prix sont attendus en hausse du fait de l’étroitesse du marché. A peine une cinquantaine de tonnes de rhénium sont produits par an dans le monde. Surtout, le rhénium est un sous-produit du molybdène, lui même sous-produit du cuivre. L’offre est ainsi fortement contrainte par la production de ces deux derniers métaux.

Spécifications:

Point de fusion: 11.407 °C
Densité relative: 8,55 g/cm³
Couleur: gris argenté
Point d’ébullition 2567 °C